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FAQ
Accredited EU ETS verifiers according to Regulation (EU) No 600/2012
Organismes accrédités pour le Règlement (UE) No 600/2012

Distinction accréditation/certification

Distinction accréditation/certification

Si l’accréditation et la certification sont complémentaires et procèdent de la même méthodologie, elles n’ont pas les mêmes objectifs ni la même finalité. Il est donc important de les distinguer.

Accréditationattestation délivrée par une tierce partie, ayant rapport à un organisme d'évaluation de la conformité, constituant une reconnaissance formelle de la compétence de ce dernier à réaliser des activités spécifiques d'évaluation de la conformité.
Certificationattestation réalisée par une tierce partie relative à des produits, des processus, des systèmes ou des personnes
  • Par conséquent, les organismes d’accréditation ont pour mission de contrôler les organismes de contrôles, dont les organismes qui délivrent des certifications. Les certifications permettent d’établir par rapport à des exigences spécifiées la conformité de produits/services (par exemple : agriculture biologique, label rouge, NF, PEFC…), de systèmes de management (par exemple : ISO 9001, ISO 14001, ISO 15189…), de personnels (par exemple : auditeurs, diagnostiqueurs immobiliers…). Pour plus d’information, cliquer ici
  • L’accréditation ne peut donc pas concerner de produits, ni des personnes, ni des usines, ni des normes.
  • Si l’entreprise ne réalise aucune prestation de contrôle, l’accréditation n’est pas envisageable. L’entreprise doit s’adresser à l’un des organismes accrédités par son accréditeur national (pour le Cofrac, consulter la rubrique « Recherche d’organismes » en page d’accueil) en fonction du domaine d’activité.

Il faut donc bien différencier les approches.

Le système qualité d'un laboratoire peut être certifié selon la norme ISO 9001 mais cette certification garantit uniquement que ce système qualité s’améliore de façon continue. Cependant, l'accréditation vise à faire reconnaître non seulement que le postulant est organisé, mais aussi qu'il exerce son activité selon une déontologie et des règles de l'art internationalement acceptées (impartialité, indépendance, compétence).

  • C'est d'ailleurs pour cette raison que l'accréditation nécessite de recourir d'une part, à des évaluateurs qualiticiens mais aussi à des experts techniques.
    On comprend bien alors que l'accréditation n'est valable que pour un domaine de compétence spécifique. Ainsi, tel organisme d'inspection reconnu compétent pour les contrôles d'appareils de levage ne le sera pas forcément pour ceux des appareils à pression. Il pourra toutefois solliciter une certification globale de son système d'assurance de qualité.
  • L'accréditation va donc plus loin en apportant, outre la reconnaissance de la conformité du système qualité, celle de la compétence des personnels, hommes et femmes du site concerné.
  • Par ailleurs, dans le cas des produits, on constate que certaines professions préfèrent créer un label professionnel plutôt que de mettre en place une certification, pour des raisons de coûts, de niveaux de certificats trop élevés ou de communication plus directe. Mais attention, de telles démarches n'apportent pas la garantie de l'intervention d'une tierce partie.

Les deux démarches sont donc différentes mais complémentaires, tout dépend du choix des clients. Encore faut-il que ces derniers soient parfaitement informés et sachent ce que représente la marque Cofrac sur un rapport ou un certificat. Et puis, comme la certification d'un système qualité d'une entreprise ou d'un laboratoire ne saurait prétendre garantir la « qualité » de leurs produits, la marque du certificateur de systèmes qualité ne doit jamais être apposée sur le produit lui-même, c'est-à-dire, dans le cas d'un laboratoire ou d'un organisme d'inspection, sur le rapport ou l’attestation de conformité.